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La finalité du projet d’établissement |
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Elle est d'aider les jeunes : - à mieux comprendre leurs handicaps - à se valoriser à l'intérieur de leurs limites et à tendre vers un maximum de bien-être - à exploiter et dynamiser leurs capacités - à accéder au maximum d'autonomie dans les actes de la vie quotidienne - à aborder les apprentissages scolaires ou préscolaires - à se faire accepter par leurs familles, le voisinage, la société (Socialisation, intégration).
L'accompagnement des jeunes dans un quotidien structuré (où les repères, les cadres, les exigences, la richesse des échanges et la qualité des relations interindividuelles permettent de les amener à se stabiliser, se sécuriser, et ainsi à progresser), les diverses activités, les ateliers institutionnels, le travail clinique, les thérapies et prises en charges individuelles (Psychomotricité, orthophonie, par exemple) sont autant de moyens pour espérer atteindre ces objectifs ambitieux.
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| Exposition à la "Maison de pays" |
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Des axes et croyances forts |
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Le projet d’établissement s’apuie sur des axes et croyances fortes, même si une des vertus de l’évaluation est de faire passer ces certitudes au crible du doute constructif. En effet, nous affirmons :
- Que l’internat n’est pas seulement un mode d’hébergement rendu nécessaire par l’éloignement de l’établissement, mais un important moyen "thérapeutique" (1) permettant une approche dans la durée.
- Que nous sommes sceptiques devant des méthodes de type comportementaliste, qui telles le TEACCH ou ABA peuvent être - à tort certainement - comprises comme des réponses quasi "pavloviennes", voire la Communication facilitée qui devient l'objet de plus en plus de controverses.
- Que notre démarche est certes nourrie par la pensée analytique, qui porte notre réflexion clinique, mais que pour autant, l’I.M.E. reste ouvert à l’évolution des recherches et intègre à sa pratique les outils qui lui paraissent efficients : méthodes Snoezelen en psychomotricité, Makaton en orthophonie, etc.
- Que "nous ne sommes pas une école", mais que nous nous évertuons à prendre en charge l’enfant, autant que faire se peut dans sa globalité. Autant éviter alors les logiques morcelantes et opératoires qui réduiraient le jeune à l’ensemble de ses comportements, ou pire encore, à l’ensemble de ses handicaps.
- Qu’accompagner un enfant dans sa construction et son devenir ne suppose pas de "tout faire à sa place", mais lui donner les moyens d’accroître sa propre compétence et son emprise sur le réel. Seul compte ce dont il est acteur. |
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- Que les temps d'accompagnement dans la vie quotidienne ont une valeur éducative ou "thérapeutique" (1) bien aussi importante que certains temps d'activités, d'ateliers, voire de scolarité.
- Que la prise en charge doit pouvoir concilier un cadre très structuré, porté par de fortes exigences, contenantes et sécurisantes et des légitimes besoins de temps et d'espaces de liberté. L'I.M.E. entend ne pas vouloir tout contrôler.
- Que nous choisissons a priori de "faire confiance", et plus précisément dans les compétences des résidants que nous prenons en charge.
- Que si à la Cerisaie le résidant est depuis longtemps au centre de son projet et des préoccupations des adultes, la dimension du collectif doit être prise en compte.
- Qu'il nous paraît impossible d'éduquer et d'aider à grandir sans un minimum assumé de prise de risque. Que cette prise de risque se doit de respecter certaines défenses mises en place par le résidant.
- Que nous ne sommes pas "tout puissants" , que nous n'avons pas toutes les solutions, que nous refusons les "démarches héroïques" qui nous amènent droit à l'échec.
Nous croyons en revanche, et même si cela s'avère de plus en plus difficile à mettre en place, dans l'activation de synergies, dans des logiques de partenariat et de réseaux.
- Etc.
(1) Nous employons ce terme au sens le plus généraliste, avec toutes les précautions d’usage...
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